L’€uro est-il au bord de l’implosion ?

Tout d’abord il nous faut comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons, les états de l’Union Européenne totalisent une dette publique –c’est à dire la dette de l’état central, de la sécurité sociale, et des collectivités locales- d’environ 10.000 milliards d’€ soit beaucoup moins que les Etats-Unis (55.000 milliards d’€) ou même le japon (10.000 milliards d’€) alors que l’Union Européenne est bien plus peuplée (500 millions d’habitants contre 300M et 120M respectivement). Sans vouloir déculpabiliser le vieux continent  sa situation financière est bien plus saine qu’on ne le pense.

-         Pour le moment seule la Grèce a fait partiellement faillite (la moitié de sa dette) et l’Irlande et le Portugal ont fait appel à l’aide de la troïka (FMI et Banque Centrale Européenne) sans toutefois faire faillite. L’Espagne et aujourd’hui l’Italie ont-elle pu éviter le pire « grâce » à des réformes drastiques et anti-populaires (les gouvernements de ces deux pays ont quitté le pouvoir).

-         Un Fond spécial, le FESF a été créé, à proprement dire ce fond n’est pas constitué d’argent frais, mais les états qui le peuvent, ceux possédant le sacro-saint triple A promettent qu’en cas d’utilisation du fond, c’est à dire si les pays en difficultés ne peuvent plus emprunter sur les marchés à cause de taux d’intérêts trop élevés ils emprunteront pour eux. Avant l’amplification de la crise, ce fond été doté de 350 milliard d’€, il y a peu il a été porté à 1000 milliards d’€ afin de pouvoir garantir la dette de pays plus grands comme l’Espagne, L’Italie ou même la France.

-          On peut se poser la question de l’utilité de ce fond alors la Banque Centrale est normalement là pour prêter en dernier ressort (c’est à dire que si les taux de d’intérêt sur les marchés financiers sont trop élevés la banque centrale prête aux états à des taux bas). La BCE s’y refuse alors que dans la majorité des autres pays du monde, les banques centrales financent les dettes de leur état. L’argument de la BCE est que depuis la signature des traités européens -très- libéraux de Maastricht (1992), de Nice (2001) ou de Lisbonne (2005), les politiques budgétaires et monétaires sont séparées de ce fait les états, et maintenant l’Europe, n’ont aucune emprise sur leur monnaie. De plus les pays du nord de l’Europe comme l’Allemagne s’y refusent estimant que les pays doivent se sortir par eux-même de la crise.

Enfin, une intervention de la BCE en créant de la monnaie dévaluerai l’Euro, c’est à dire qui vaudrait moins cher par rapport aux autres monnaies cela favoriserait les exportations européenne donc Françaises vers le reste du monde.



Pour conclure, la seule intervention de la Banque Centrale Européenne dans la crise de la dette réglerai beaucoup de problèmes tout en aidant le vieux continent et tous les pays qui le constituent à améliorer leur compétitivité et ainsi permettre leur relance dans cette crise qui dure maintenant depuis 4 ans.

Les mesures prises au dernier sommet européen par le couple Franco-Allemand suffiront-elles à régler cette crise de méfiance ?



Léo Bousquet

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